Et par le pouvoir d’un mot, je recommence ma vie …

IMG_5522Ce mardi 17 novembre nous avions donc choisi de résister par le pouvoir des mots ….

 

 

 

 

« L’espérance aura encore beau nous décevoir, on lui accordera toujours la même confiance. »

Citation de Stanislas Leszczynski, in Maximes et pensées inédites (1766).

 

 

Anne SinclairATTENTATS – S’incliner chaque jour, pendant ce deuil national, en mémoire de nos morts…
Anne SINCLAIR le 15/11/2015
« J +2. Le temps pleurait lui aussi hier. Pour la première fois depuis des jours et des jours, le ciel était sombre et le vent était froid. La journée s’est écoulée entre le cauchemar de la nuit et l’hébétude du réveil.
Une journée à appeler ses proches, à travailler pour se perdre un peu dans l’action, à regarder des images en boucle d’un Paris vide de circulation, mais plein de fleurs par terre, de bougies aux fenêtres.
Une journée à chercher les analyses, les hypothèses, pour tenter de comprendre la folie qui s’abat sur nous, comme à Sousse, à Bagdad, à Damas, Beyrouth ou Tel Aviv. »
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Dimanche soir, aux USA, émission satirique de la télé américaine, Last Week Tonight, sur HBO, animée  par le britannique John Oliver... L’humoriste oppose les terroristes à la culture et à l’art de vivre français, illustrés en particulier par Proust et par ses madeleines :

Voici le texte en français :
« Cela ne fait que 48 heures, et beaucoup de choses restent encore inconnues, mais il y a certaines choses que l’on peut dire avec certitude. Et c’est là que le fait d’être sur HBO aide, c’est une chaîne où ces choses peuvent être dites sans restriction, parce qu’après les moments de silence nécessaires et appropriés, j’aimerais vous offrir un moment de jurons sur le câble.
« Donc voilà ce que nous savons : tout d’abord, nous savons que cette attaque a été perpétrée par des putains d’énormes enfoirés, des enfoirés de tarés ; qui travaillaient peut-être avec d’autres enfoirés de merde ; au nom d’une idéologie à la con. Ensuite, et cela va sans dire, que ces enfoirés aillent se faire foutre […] Et troisièmement, et il faut s’en rappeler, rien de ce que ces enfoirés essayent de faire ne marchera. La France va encaisser tout ça, et je vais vous dire pourquoi. Si vous faites une guerre à la culture et l’art de vivre français, bah bonne chance putain, allez-y, amener votre idéologie de merde. Ils vont amener Jean-Paul Sartre, Édith Piaf, du bon vin, des cigarettes Gauloises, Camus, du camembert, des madeleines, des macarons, Marcel Proust, et leurs putains de pièces montées. Vous débarquez avec une doctrine de frugalité et d’abnégation au beau milieu d’une guerre pâtissière, les mecs. Vous êtes foutus.
Au peuple de France, nos pensées sont avec vous et je ne doute pas que qu’il y aura beaucoup à dire encore sur le déroulement de ces événements. »
Voyez l’original : http://www.usatoday.com/story/life/tv/2015/11/16/john-oliver-last-week-tonight-paris-monologue/75860548/

 

antoineLeirisAntoine Leiris : Vous n’aurez pas ma haine
« Vendredi soir vous avez volé la vie d’un être d’exception, l’amour de ma vie, la mère de mon fils mais vous n’aurez pas ma haine. Je ne sais pas qui vous êtes et je ne veux pas le savoir, vous êtes des âmes mortes. Si ce Dieu pour lequel vous tuez aveuglément nous a fait à son image, chaque balle dans le corps de ma femme aura été une blessure dans son cœur. »
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Simon CasteranMon cher Daech, par Simon Casteran
« Mon cher Daech,
J’ai bien lu ton communiqué de presse victorieux. Comme on l’imagine, tu dois être heureux du succès de tes attaques menées vendredi soir à Paris. Massacrer des civils innocents qui ne demandaient qu’à jouir d’un bon match de foot, d’un concert de métal ou tout simplement d’un petit restau entre potes, ça défoule, pas vrai ? Alors certes, ça ne te change pas beaucoup des milliers d’exactions commises quotidiennement, depuis des années, en Irak et en Syrie. Mais en bonne multinationale des lâches et des peine-à-jouir que tu es, il te fallait t’imposer sur le marché occidental. Ce que tu as fait, dès janvier, avec l’attentat de Charlie Hebdo et de l’Hyper Cacher. Toutes mes félicitations : grâce à tes happenings sordides et sanglants, la marque Daech est plus forte que jamais. Elle a même effacé jusqu’au souvenir d’Al-Qaeda qui, à côté de toi, semble désormais presque raisonnable. »
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René Char« Je n’ai pas peur. J’ai seulement le vertige. Il me faut réduire la distance entre l’ennemi et moi. L’affronter horizontalement. »

René Char, poète résistant, 1942.

 

 

 

Jean Ferrat : Ma France
« De plaines en forêts de vallons en collines
Du printemps qui va naître à tes mortes saisons
De ce que j’ai vécu à ce que j’imagine
Je n’en finirai pas d’écrire ta chanson
Ma France … »
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France LibertésNous devons nous raccrocher à notre devise républicaine, par Emmanuel Poilane, directeur de France Libertés.
« Notre pays est en guerre et en danger. Les événements du vendredi 13 novembre risquent de nous faire sombrer dans l’horreur. Cette horreur de la violence aveugle qui tue pour que la peur s’insinue en nous et pour que nous perdions de vue ce qui fait de nous une société basée sur les droits humains fondamentaux depuis plusieurs siècles.
Pour ne pas être aveuglés, nous devons nous raccrocher à notre République et à notre devise. »
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SergeReggianiLes loups sont entrés dans Paris
Auteur: Vidalie – Compositeur: Bessieres
« Les hommes avaient perdu le goût
De vivre, et se foutaient de tout
Leurs mères, leurs frangins, leurs nanas
Pour eux c´était qu´du cinéma
Le ciel redevenait sauvage,
Le béton bouffait l´paysage… d’alors
 »
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Philippe LiotardSamedi matin, 14 novembre, je dois donner quatre heures de cours
Le samedi 14 novembre au matin, à 8 heures, Philippe Liotard, sociologue et enseignant à Lyon-I, s’est trouvé face à un amphithéâtre rempli d’étudiants. Il devait donner un cours intitulé « Corps, sexes et cultures ».
« Vendredi, 13 novembre, Paris a été lâchement attaqué au cœur de sa vie nocturne.
Samedi matin, 14 novembre, je dois donner quatre heures de cours en amphithéâtre.
J’ai peu dormi, mal. Jusque tard dans la nuit à chercher des informations sur Twitter, Reddit, les directs de la presse, de la radio, contacter les amis, savoir comment ils vont, rassurer, par téléphone, SMS, Messenger…
J’étais à Paris vendredi, mais je suis rentré, je suis en sécurité, chez moi, devant mon ordinateur et l’horreur.
Je ne peux pas faire cours…. »
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Claire Lecoeur13 novembre 2015
écrit le 14 novembre 2015 par Claire Lecoeur
« Voilà.
C’est le lendemain de l’horreur — j’écoute, hébétée, le travail de parole qui se tisse autour de la plaie ouverte dans notre humanité, dans notre capacité à parler, à penser.
Je suis de ceux qui prennent appui sur la mémoire pour lutter contre la répétition d’une folie aveugle et mortifère. Alors je vais chercher ce livre merveilleux paru en avril 2015, où Patrick Boucheron et Mathieu Riboulet suturent ensemble une autre plaie venue déchirer — il y a si peu de temps — notre raison : Prendre dates, aux éditions Verdier. »
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SI cest un homme primo leviPoème placé en exergue de « Si c’est un homme »
Turin, janvier 1947, Primo Levi

« Vous qui vivez en toute quiétude
Bien au chaud dans vos maisons,
Vous qui trouvez le soir en rentrant
La table mise et des visages amis,
Considérez si c’est un homme
Que celui qui peine dans la boue,
Qui ne connaît pas de repos,
Qui se bat pour un quignon de pain,
Qui meurt pour un oui pour un non.
Considérez si c’est une femme
Que celle qui a perdu son nom et ses cheveux
Et jusqu’à la force de se souvenir,
Les yeux vides et le sein froid
Comme une grenouille en hiver.
N’oubliez pas que cela fut,
Non, ne l’oubliez pas :
Gravez ces mots dans votre cœur.
Pensez-y chez vous, dans la rue,
En vous couchant, en vous levant ;
Répétez-les à vos enfants.4
Ou que votre maison s’écroule,
Que la maladie vous accable,
Que vos enfants se détournent de vous. »

 

ConversationAiméCésaire« Nous sommes de ceux qui disent non à l’ombre.
Nous savons que le salut du monde dépend de nous aussi. Que la terre a besoin de n’importe lesquels d’entre ses fils. Les plus humbles.

L’ombre gagne…
« Ah ! tout l’espoir n’est pas de trop pour regarder le siècle en face ! »
Les hommes de bonne volonté feront au monde une nouvelle lumière. »
Aimé Césaire, Tropiques, 1941

 

 

Marcel_Proust_1900-2Braver le danger
« Le soldat est persuadé qu’un certain délai indéfiniment prolongeable lui sera accordé avant qu’il soit tué, le voleur avant qu’il soit pris, les hommes en général avant qu’ils aient à mourir. C’est là l’amulette qui préserve les individus — et parfois les peuples — non du danger mais de la peur du danger, en réalité de la croyance au danger, ce qui dans certains cas permet de les braver sans qu’il soit besoin d’être brave. » »

Marcel Proust, À l’ombre des jeunes filles en fleurs

 

la-remontée-des-cendres-suivi-de-non-identifiés-« Il est une douleur millénaire qui rend notre souffle dérisoire. Le poète est celui qui risque les mots. Il les dépose pour pouvoir respirer. Cela ne rend pas ses nuits plus paisibles.
Nommer la blessure, redonner un nom au visage annulé par la flamme, dire, faire et défaire les rives du silence, voilà ce que lui dicte sa conscience. Il doit cerner l’impuissance de la parole face à l’extrême brutalité de l’histoire, face à la détresse de ceux qui n’ont plus rien, pas même la raison pour survivre et oublier. »

Tahar Ben Jelloun in La Remontée des cendres

 

Tahar-Ben-Jelloun« Où vont mourir les cris de la souffrance?
Dans quel océan se noie la douleur ?
Sous quelle écume se dissout l ‘ écho de l ‘ indicible,
quand l‘ âme n’a plus de peau ni de syllabes ?…….. »

Tahar Ben Jelloun in Le discours du chameau suivi de Jénine et autres poèmes
“Les statues mettent longtemps à mourir” – “Pour Elisabetta Sgarbi”

 

AnneSylvestreJe cherche un mur pour pleurer  –  Anne Sylvestre

« Je cherche un mur pour pleurer
On ne pleure plus, paraît-il
En un vol, tout, c’est facile
On ne dit plus rien
Lorsqu’on vous crache dessus
On reste serein, la colère
C’est mal vu
On est poli, poli
On tend son cul, merci merci
Je cherche un mur pour pleurer
Je cherche un mur pour pleurer
On ne s’aime plus, paraît-il
On dit que l’amour est fragile
On est très moderne,
On laisse sa liberté
Mais on fait les poches
Aussitôt le dos tourné
On est copain, copain
On ne se raconte rien, plus rien »
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liberte-paul-eluardPaul Éluard, Liberté, 1945

« Sur mes cahiers d’écolier

Sur mon pupitre et les arbres

Sur le sable sur la neige

J’écris ton nom

Sur toutes les pages lues

Sur toutes les pages blanches

Pierre sang papier ou cendre
J’écris ton nom »

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VoltaireVoltaire, « Prière à Dieu », Traité sur la tolérance (1763)
« Ce n’est donc plus aux hommes que je m’adresse ; c’est à toi, Dieu de tous les êtres, de tous les mondes et de tous les temps : s’il est permis à de faibles créatures perdues dans l’immensité, et imperceptibles au reste de l’univers, d’oser te demander quelque chose, à toi qui as tout donné, à toi dont les décrets sont immuables comme éternels, daigne regarder en pitié les erreurs attachées à notre nature ; que ces erreurs ne fassent point nos calamités. Tu ne nous as point donné un cœur pour nous haïr, et des mains pour nous égorger ; fais que nous nous aidions mutuellement à supporter le fardeau d’une vie pénible et passagère ; que les petites différences entre les vêtements qui couvrent nos débiles corps, entre tous nos langages insuffisants, entre tous nos usages ridicules, entre toutes nos lois imparfaites, entre toutes nos opinions insensées, entre toutes nos conditions si disproportionnées à nos yeux, et si égales devant toi ; ... »
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Benjamin DuvalLETTRE OUVERTE À MON FILS.
Benjamin Duval avec Valérie Le Pavec.
« Gustave, mon tout tout tout p’ti bonhomme.
Tu es né le 17 Octobre 2015 à 10h47.
Si tu avais été une fille, ta mère aurait aimé t’appeler Charlie.
Mais elle s’y était résolue.
La faute à une bande de fanatiques dégénérés en guerre contre la liberté qui avaient fait couler trop de sang sur ce prénom aujourd’hui tristement célèbre.
Ce WE, tu n’as pas pu comprendre le sens des larmes dans les yeux de tes parents.
… »
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EricEmmanuel SchmittQUESTION SUR LA NUIT DU 13 NOVEMBRE 2015
par Eric Emmanuel Schmitt
17/11/2015
« Au fond, qu’est-ce qu’ils n’aiment pas, ces fanatiques ?
Qu’on boive du bon vin à la terrasse d’un café.
Qu’on regarde les jolies filles qui passent en jupe courte.
Qu’on mange durant des heures en parlant de cuisine.
Qu’on croie en Dieu à notre façon.
Qu’on ne croie pas en Dieu.
Qu’on lise tous des livres, et surtout le livre qu’on veut.
Qu’on puisse avoir une sexualité libre, joyeuse, insouciante, amoureuse.
Qu’on écoute des musiques diverses, des musiques échevelées autant que des musiques bien peignées.
Qu’on puisse avoir des amours, des amis, des copains, des voisins, qui n’ont ni la même origine, ni la même peau, ni la même pensée que nous.
Qu’on plaisante de tout, des politiciens, des hommes d’église, des croyances, de nous-mêmes…
Qu’on jouisse tout simplement d’être là…  »
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aragon« Il fait beau comme jamais
Frais comme l’eau sous la rame
Un temps fort comme une femme
Un temps à damner son âme
Il fait beau comme jamais un temps à rire et courir
Un temps à ne pas mourir
Un temps à craindre le pire
Il fait beau comme jamais
Tant pis pour l’homme au sang sombre
Le soleil prouvé par l’ombre
Enjambera les décombres. »

Aragon – Maintenant que la jeunesse
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Louis AragonJe vous salue ma France – Louis Aragon

« Je vous salue ma France, arrachée aux fantômes !
Ô rendue à la paix ! Vaisseau sauvé des eaux…
Pays qui chante : Orléans, Beaugency, Vendôme !
Cloches, cloches, sonnez l’angélus des oiseaux !
Je vous salue, ma France aux yeux de tourterelle,
Jamais trop mon tourment, mon amour jamais trop.
Ma France, mon ancienne et nouvelle querelle,
Sol semé de héros, ciel plein de passereaux… »
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laurent briand mots pour mauxNOVEMBRE NOIR – Laurent Briand 16/11/2015
« A notre jeunesse fusillée
Leur origine, la mort s’en moque
Dans un dernier verre partagé
Dans un dernier accord de rock
Au chemin des drames réunis
Deux jours après le onze novembre
Mais sans tranchées pour le repli
Ni baïonnettes pour se défendre
... »
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rien ou poser sa teteLecture d’un extrait de « Rien où poser sa tête » de Françoise Frenkel

En 1921, Françoise Frenkel, une jeune femme passionnée par la langue et la culture françaises, fonde la première librairie française de Berlin, «La Maison du Livre».
Rien où poser sa tête raconte son itinéraire : contrainte en 1939 de fuir l’Allemagne, où il est devenu impossible de diffuser livres et journaux français, elle gagne la France, où elle espère trouver refuge. C’est en réalité une vie de fugitive qui l’attend, jusqu’à ce qu’elle réussisse à passer clandestinement la frontière suisse en 1943.
Le récit, écrit en français, qu’elle en tire aussitôt dresse un portrait saisissant de la France du début des années quarante. SUITE

 

felix-arversLa vie – Félix Arvers in Mes heures perdues (1833)

« Amis, accueillez-moi, j’arrive dans la vie.
Dépensons l’existence au gré de notre envie :
Vivre, c’est être libre, et pouvoir à loisir
Abandonner son âme à l’attrait du plaisir ;
C’est chanter, s’enivrer des cieux, des bois, de l’onde,
Ou, parmi les tilleuls, suivre une vierge blonde !  »
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marianneLa Marseillaise de la Paix 1892

« De l’universelle patrie
Puisse venir le jour rêvé
De la paix, de la paix chérie
Le rameau sauveur est levé (bis)
On entendra vers les frontières
Les peuples se tendant les bras
Crier : il n’est plus de soldats ! « 
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mediations Dalai Lama« Nos véritables ennemis sont les poisons mentaux : l’ignorance, la haine, le désir, la jalousie, l’ orgueil .
Ce sont les seuls capables de détruire notre bonheur.
La colère ou la haine, en particulier, sont la cause
d’ un grand nombre des malheurs de ce monde,
depuis les querelles familiales jusqu’aux plus grand conflits…….... »

Méditation numéro 231
in « 365 Méditations quotidiennes du Dalaï Lama » chez Pocket

 

 

Djamila Houd

Djamila Houd

Lettre à Djamila – par Françoise Trubert

« Chère Djamila,
Ma petite sœur, ma fille, mon cœur est en peine profonde.
Nous ne nous connaissions pas. Nous aurions pu nous croiser sur un quai de gare, nous asseoir sur la même terrasse de café, … Mais ce soir tu es ma petite sœur qui me manque terriblement, comme tu manques désespérément à ta petite fille de huit ans, à ta famille à tes amies, belle jeune femme libre.
Ta fille ne grandira pas en tenant ta main, tu ne la verras pas se réjouir du printemps en forêt de Dreux, ou dans les rues de votre ville.
Des salopards criminels lui ont volé sa maman.
… »
LIRE LE TEXTE COMPLET

 

barbaraLe Jour se lève encore * BARBARA

« Quand tu n’y crois plus, que tout est perdu
Quand trompé, déçu, meurtri
Quand assis par terre, plus rien pouvoir faire
Tout seul, dans ton désert
Quand mal, trop mal, on marches à genoux
Quand sourds les hommes n’entendent plus le cri des hommes

Tu verras, l’aube revient quand même
Tu verras, le jour se lève encore
Même si tu ne crois plus à l’aurore
Tu verras, le jour se lève encore
Le jour se lève encore »
LIRE LE TEXTE COMPLET

 

 

Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris

Hommage aux victimes des attentats du 13 novembre 2015 à Paris

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Un commentaire pour Et par le pouvoir d’un mot, je recommence ma vie …

  1. CQFD : les mots existent et agissent ! Bravo et merci le Cercle Littéraire de Combray pour cette édition débordante de ferveur !

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